Je n’ai pas pu m’exprimer le lundi 26 novembre à la salle des Fêtes comme le Maire s’y était engagé à travers son chef de cabinet. Ainsi une réunion d’information convoquée avec l’argent des contribuables arlésiens s’est transformée en réunion de soutien à la position d’une partie du Conseil Municipal. Nous saisirons en son temps le juge de l’élection. A Margueritte Arsac, Conseillère Municipale d’opposition, qui contestait l’absence de débat, le Mairea fait savoir publiquement qu’elle pouvait organiser sa propre réunion. Mais qui paiera les timbres ? Je soumets dans cette page les arguments que j’aurai voulu donner à Daniel Richard, président du WWF, qui s’est fait manipuler dans cette affaire en voulant défendre la Camargue. J’aurai plaisir à le rencontrer pour en débattre. Extraits.
La protection de
la Camargue
Il existe des garde-fous pour assurer la protection de
la Camargue. Il faut les pointer, et se demander ce qui a été fait en la matière et ce qui reste à faire.
D’abord il faut rappeler le bien-fondé de la loi, garante de l’intérêt général dans les nouvelles communes comme les anciennes :
-loi littoral d’abord, respect des POS et PLU, respect de la charte du PNRC, contrôle préfectoral de la légalité des décisions des élus.
-si une nouvelle commune est créée, elle ne sera pas orpheline, elle fera d’amblée partie du Parc et de
la Com d’agglo.
Le PNRC, structure dont fera partie la nouvelle commune, parfaitement dans son rôle en conseillant et encadrant ses actions
Le projet de remplacement du bac de Barcarin par un pont :
Ce dossier est l’exemple même de l’absence de réflexion des forces politiques locales sur la préservation de
la Camargue : la droite comme la gauche, tout le monde dit vouloir le pont. La preuve : le Conseil Général l’a voté à l’unanimité.
Ce qu’auraient pu faire le Maire d’Arles et le Conseil Municipal
- Réviser le POS pour empêcher toutes constructions en dehors du périmètre serré du village, ce qui n’est que se conformer à
la Charte du Parc
- Plaider contre le pont au Conseil Général, au lieu de faire l’inverse
- Transférer la compétence environnement à la communauté d’agglomération, et donc soutenir la demande que j’ai faite en ce sens avec deux autres conseillers communautaires, restée lettre morte
- Associer vraiment les saliniers aux décisions et à la gestion de leur village, au lieu de laisser le conseil de village n’être qu’une coquille vide
- Aider les structures de protection de l’environnement, qui trop souvent compensent les manques de la commune, au lieu de les regarder se débattre et s’affaiblir
- Travailler au fond les deux dossiers qui sont liés, celui de la dé-fusion de la commune, et celui de l’avenir des terrains des Salins du Midi, avec la majorité municipale, au lieu de ne lui accorder que le terrain politicien, et de prendre les décisions enfermé dans le bureau du maire en très petit comité. Ce travail, qui aurait dû se faire au moins dans la commission urbanisme du conseil municipal, où siège aussi l’opposition, n’a pas eu lieu, le maire n’ayant jamais réuni cette importante commission de tout le mandat.