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 Qui suis-je?

J'ai 47 ans, je vis maritalement et j'ai une fille de 22 ans.

Mon activité professionnelle :

Médecin spécialisée en gérontologie, j'exerce comme chef de service de l'EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) à  l'hôpital d'Arles à  temps partiel

Mes mandats électoraux :

Depuis 2004, je suis élue au Conseil Régional Provence dans la majorité de Michel Vauzelle dans le groupe politique Verts et Apparentés.

Je suis membre de la commission permanente et 2ème vice-présidente de la commission transport.

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Vendredi 2 novembre 2007

Je vous invite le 8 novembre à 18 heures 30 au Bar «Le Rallye» Boulevard Victor Hugo à Arles en présence de Marie Arnaudet, journaliste aux programmes de France 3, diplômée de 3éme cycle en Sciences de l'Information et de la Communication pour un débat ayant pour thème: media nationaux, media locaux - services publics et communication locale.

Nous vous attendons très nombreux.

Par Catherine Levraud - Publié dans : catherinelevraud
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Jeudi 1 novembre 2007

Le 27 mars 2007, en pleine campagne des présidentielles, je m'étais permis de donner une opinion nettement différente de la position de la majorité municipale. Aujourd’hui alors que le Préfet de Région s’apprête à mettre en œuvre la décision du ministre d’alors, je reste persuadée que le vote majoritairement contre de la gauche au Conseil Municipal du 22 avril 2006 n’était pas pertinent. Je ne renie rien de ma prise de position.

« En votant contre Salin commune, le Conseil Municipal d’Arles, malgré tous les arguments énoncés (et beaucoup étaient pertinents) à fait basculer le débat dans le clivage politique. Il était normal que les acteurs de ce projet vieux de 100 ans cherchent à élargir leurs appuis dans une période électorale propice aux concessions. En faisant jouer ses amis politiques au sein du Gouvernement, Roland Chassain ne fait que reproduire ce que d’autres ont fait au cours de l’histoire de notre commune, le plus célèbre étant Lamartine avec la ligne PLM qui structure encore notre urbanisme et la sociologie de la ville.

Mon souhait était que nous votions pour Salin commune afin de pouvoir sortir du conflit émotionnel que suscite cette requête très ancienne. Avancer l’argument de la division contre une solidarité idyllique de notre territoire va à l’encontre de la démarche des Saliniers qui ressentent un sentiment d’abandon que seule l’autonomie peut réparer.

Je regrette qu’une vision technocratique et économiste guide beaucoup d’hommes politiques friands de résultats et de belles courbes de développement.

Je regrette comme élue d’Arles que nous ayons échoués dans ce dialogue avec les Saliniers dont il faut saluer l’opiniâtreté et le sens du combat. Même si leur chemin reste encore long et difficile ils viennent de tourner une page avec cet accord ministériel. Lequel ministre rejoint d’ailleurs l’argument qui m’a fait voter oui : l’intercommunalité en marche fait que rien ne changera pour la ville d’Arles, si Salin comme il le demande, reste dans la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette. Mon autre argument étant le principe de subsidiarité, chacun doit pouvoir s’administrer au niveau qu’il décide.

Nous devons aujourd’hui, nous Arlésiens, bien que rien ne soit encore décidé réellement, nous poser des questions collectives sur cet échec démocratique et tenter d’y répondre d’une manière sereine ».

Par Catherine Levraud - Publié dans : catherinelevraud
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Lundi 29 octobre 2007

La question du contournement autoroutier d’Arles concerne tous les Arlésiens, qu’ils soient touchés par le projet de trajet ou pas. Il s’agit donc de l’un des sujets importants de débat de cette période de campagne électorale, même si le Maire d’Arles considère qu’il ne faut pas en parler. Les autoroutes relèvent de l’Etat, mais elles traversent notre territoire et nous posent la question de leur utilité. Avec le prix du pétrole à 100$ le baril, et un dérèglement climatique causé par l’activité humaine, le transport individuel devient la question de ces 20 prochaines années. A ceux qui veulent plus d’autoroutes, plus de gaspillage de combustible fossile, plus de pollution, toutes les compétences réunies lors du Grenelle de l’Environnement répondent par l’arrêt du programme autoroutier et des mesures réduisant le trafic routier au profit des transports doux et du fret ferroviaire. Nous sommes aux antipodes du 2X3 voies prôné aveuglément par certains et qui plus est passant au pied de l’Abbaye de Montmajour. Déplacer la pollution, ce n’est pas la réduire.

Nous sommes aujourd’hui tous concernés. En tant que contribuables : les programmes coûteux doivent impérativement être utiles aux générations suivantes. En tant que consommateurs : le droit à la mobilité évolue considérablement et rencontre déjà des contraintes financières. Ensuite en tant que citoyens attachés à la santé publique : notre population, surtout les plus jeunes, paie déjà un lourd tribut à la pollution atmosphérique. Enfin en tant que responsables économiques : la fragilisation d’une économie totalement basée sur le pétrole et les déplacements tous azimuts exige de travailler à une alternative.

Débattons sur ces sujets et agissons à notre niveau. Le temps des colloques et des effets d’annonces doit laisser la place au temps des décisions courageuses. Le Gouvernement donnera d’ici peu les détails du gel autoroutier ; le « barreau » d’Arles fait partie des zones qui demandent précision, donc son statut est actuellement incertain. S’il est gelé, ce sera enfin l’occasion d’obtenir les équipements performants jamais installés pour la protection phonique des riverains de la voie rapide. S’il ne l’est pas, retour à la case départ, et il sera impératif de ne pas monter les uns contre les autres comme actuellement les urbains et ceux de la campagne… Après une « concertation » largement médiatisée qui a laissé un goût amer aux associations qui y ont cru, mais qui a pourtant justifié la décision de déroger à la règle d’organiser un vrai débat public, on entend répéter que tout se décide au niveau de l’Etat. En fait, la question du tracé n’est pas la seule question épineuse : celle des mesures de protection et de compensation l’est tout autant car engageant d’importants financements supplémentaires, et elles doivent être exigées localement. Le refus du changement de comportement n’est ni de droite ni de gauche, il est générationnel.

Par Catherine Levraud - Publié dans : catherinelevraud
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Jeudi 25 octobre 2007

Pour une fois un texte un peu plus long pour soutenir l'initiative des pécheurs du Pays d'Arles

Comme dans le cas de l’amiante - véritable bombe à retardement pour la santé publique à cause de l’aveuglement des uns et de la cupidité des autres-  il aura fallu 30 ans pour que la pollution au PCB de l’ensemble du Rhône soit reconnue par les pouvoirs publics, et que la pêche, la commercialisation et la consommation de poissons du Rhône soient interdites.

Les premières mesures (en France) de restrictions, vu les risques connus pour la santé publique de cette famille de produits, appelés aussi pyralènes, datent en effet de 1979: jusque-là on les utilisait très largement, pour leurs propriétés de stabilité, et d’ininflammabilité.

1979 : interdiction dans les encres, adhésifs, additifs et dans certaines huiles. 1987 : interdiction de vendre, d’acquérir ou de mettre sur le marché des appareils contenant des PCB.  2003 : le plan national de décontamination et d’élimination des appareils contenant des PCB et PCT prévoit un calendrier de décontamination des appareils recensés au plus tard pour le 31 décembre 2010 (certains appareils contenant des PCB et PCT à faible concentration (moins de 500 milligrammes par kilogramme) peuvent être éliminés au terme de leur utilisation, c’est-à-dire bien après 2010, il est donc inexact de dire qu’après 2010 le problème sera réglé). Avant 79 surtout, mais aussi entre 79 et 2003, des tonnes de produits contenant des PCB à des concentrations diverses ont été manipulés sans précautions suffisantes, jetés à l’eau, mis en décharge, incinérés dans des fours d’ordures ménagères… Depuis 2003, les produits contenant des PCB, ou pollués accidentellement pas les PCB, sont traités par des entreprises agréées qui ont  des autorisations d’importants rejets dans les cours d’eau. Résultat : de nombreux cours d’eau français sont empoisonnés comme le Rhône.

Le voyage des PCB. Produits non biodégradables et qui passent très bien de l’air vers l’eau puis vers les tissus graisseux des organismes qui les consomment, peuvent se retrouver dans les poissons par chez nous. Ils ont pu s’échapper à 400 km de là d’un incinérateur d’ordures ménagères il y a 10 ou 20 ans, ou ces jours-ci d’un incinérateur à déchets industriels, voyager avec le vent, y rencontrer d’autres PCB formés dans les chaudières, les centrales thermiques, les incendies, retomber sur le sol,  y retrouver d’autres PCB venant de décharges de déchets industriels d’avant 2003, être entraînés par la pluie, arriver à la rivière où ils retrouvent les PCB des rejets « autorisés » des usines agréé pour « la décontamination et l’élimination », être emportés par les eaux, se déposer dans les sédiments, qui se déplacent, être gobés par des poissons qui se déplacent très bien aussi, jusqu’au pêcheur fier de sa prise et content de sa journée au grand air…

Qui produit des PCB. Une usine de l’Ain, agréée pour la décontamination des PCB telle que la loi le prévoit, est sur la sellette, elle est responsable d’une bonne part des rejets qui empoisonnent le Rhône actuellement, mais il est bon de savoir que le « couloir de la chimie » dans la région de Lyon comprend de nombreuses entreprises, par exemple de la chimie du chlore, qui ont eu des autorisations de rejets massifs également pendant des décennies.

Quels sont les effets sur la santé. Très solubles dans les graisses, les PCB s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire. L’homme, dernier maillon de la chaîne alimentaire, se contamine par la consommation d’animaux ou de produits d’origine animale, notamment le lait, les œufs et les poissons, contaminés par le PCB, qui se fixe dans sa graisse. La contamination déclenche des problèmes de santé de première importance : on a constaté des effets pour un  contact bref à doses importantes: ont été observés des infections hépatiques, neurologiques, des bronchites chroniques, des maux de tête, des vertiges, des dépressions, des troubles de la mémoire et du sommeil, de la nervosité et de la fatigue, et de l’impuissance. Ces troubles sont, pour certains, réversibles. S’agissant des effets chroniques (exposition sur le moyen et le long terme), les PCB sont surtout redoutés pour leur toxicité pour la reproduction, l’immunité et leur cancérogénicité. Mais aussi des dommages au foie, des anomalies de la croissance. Les effets sur les hormones thyroïdiennes et les conséquences possibles sur le développement du cerveau sont l’objet de discussions à l’heure actuelle.

Que faire. Pour le gouvernement, visiblement la première action consiste à gagner du temps : expliquer qu’il y en a partout, qu’on le sait mais qu’on a besoin de temps pour présenter de nouvelles cartes de la contamination des rivières… dire que le plan national de dépollution des transfos au pyralène coûtera très cher (bizarre, il est prévu depuis 2003, il n’était donc pas budgété ?),  dire qu’en 2010 tout ira mieux (ce Rhône est trop pressé, il n’a pas su tenir jusque-là !), dire surtout qu’il faut réfléchir pour la suite. Pour les pêcheurs, empêchés de travailler, et pas pour une courte période ils l’ont compris, une seule possibilité : s’unir pour être plus fort et demander des indemnisations, et d’autres zones de pêche (non contaminées, bien sûr). Et voir en face que pour certains, c’est peut-être une aide à la reconversion qu’il faudra financer. Pour la Camargue , trouver les moyens de faire des analyses dans les diverses zones, soit zones de cultures, soit zones d’espaces sensibles… analyses extrêmement coûteuses. Pour la population, faire une vaste campagne de prises de sang, en priorité pour les personnes consommant régulièrement du poisson du Rhône, mais aussi les personnes ayant des problèmes de santé rejoignant ce que l’on sait de l’effet des PCB. Pour l’avenir, la dépollution des sédiments est une question qu’il faut regarder en face : elle comprend des risques, des coûts importants, et donc un travail sérieux est à faire faire par des experts indépendants, et pas dans 5 ans.

Bien entendu, la première chose est de faire le nécessaire pour que les sources de pollutions aux PCB se tarissent, très vaste chantier également dont notre pays pourrait être fier.

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Par Catherine Levraud - Publié dans : catherinelevraud
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Lundi 22 octobre 2007

Il était normal que je sois présente au lycée Pasquet ce matin en tant que Conseillère Régionale de notre ville pour témoigner de l’importance de cette lecture voulue par le chef de l’Etat. C’est bien sur le courage de ce jeune résistant exécuté à 17 ans qu’il fallait commémorer en dehors de la polémique suscitée dans les médias par son caractère trop émotionnel. Nous devons informer nos jeunes lycéens de l’importance de cette période de notre pays dans la lutte contre le nazisme et pour les valeurs de la République. C ’est le sens donné par l’équipe pédagogique du lycée Pasquet à cette lecture : 10 intervenants pour 2 débats dans 20 classes afin que chacun donne son avis sur cette lettre, une exposition qui donne l’atmosphère de cette triste époque dans le hall de l’établissement régional. Un ensemble de textes dans un 4 pages pour éclairer le contexte d’une période troublée de notre pays où les mots n’avaient pas toujours le même sens qu’aujourd’hui. Finalement une initiative qu’il faudrait déconnecter du seul contexte politique actuel.   

Par Catherine Levraud - Publié dans : catherinelevraud
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